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Les étudiants infirmiers ne savent pas dans quoi ils s'embarquent...et heureusement !
La formation commence par l'infantilisation
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Il y a une chose à savoir quand vous commencez votre formation: que vous sortiez du bac ou que vous soyez un quinquagénaire ancien directeur d'entreprise, on vous traitera comme une fillette de 5 ans, écervelée et capricieuse. Cette étape d'infantilisation consiste à entamer le processus de docilité et d'asservissement qui fera de vous un bon professionnel.
Une fois que vous avez compris ça, entrez dans le moule, ne vous rebellez pas et surtout ne laissez rien transparaître de votre vie privée : votre mère vient de décéder ? Votre copain vient de vous larguer ? Vous vivez à la rue? Vous travaillez toutes les nuits pour payer vos études ?
Vous aurez toujours l'oreille en apparence compatissante d'une formatrice pour vous écouter. Mais sachez qu'au moindre faux pas (ou pas), ça se retournera contre vous, on vous qualifiera d'instable,de trop fragile pour faire ce métier. Nombreux de mes collègues en ont malheureusement fait les frais.
Deuxième acte de la formation en IFSI : la dépersonnalisation
Alors un seul mot d'ordre pour réussir : souriez et serrez les dents! Une fois qu'on vous a dépossédé de toute histoire personnelle, de tout point de vue, de toute personnalité, le formatage peut alors être efficace. Le but ? Avoir de parfaits petits soldats du soin, dévoués corps et âme, soumis à toute autorité, ne prenant jamais de recul sur le pouvoir des lobby pharmaceutique, ne remettant jamais en question le système de santé si bien établi.
La resignation des infirmieres s'apprend sur les bancs de l'IFSI
Il y a environ 550 000 infirmiers en France, c'est la profession la plus représentée. Sans ce formatage forcené, croyez-moi qu'il y a bien longtemps que les conditions de travails auraient été améliorées et les salaires augmentés.
Mais voilà,
le spectre des bonnes sœurs à collerettes n'est jamais bien loin. Ainsi les infirmiers acceptent tout, ils râlent oui, mais discrêtement. Et quand des actions sont mises en place, impossible de les mener jusqu'au bout parce que
"pauvres patients, on doit bien les soigner".
Ba oui certes, mais quand on arrivera à une
infirmière épuisée et malade pour cinquante patients, plus personne ne sera bien soigné, les erreurs médicales augmenteront et là on pourra dire à juste titre :
"pauvre patient!"
suivez ce lien pour connaitre les réformes désastreuses à venir sur la formation des infirmiers